Éric Laurrent, Une fille de rêve

De l’ordre du superfétatoire

Quit­tant les édi­tions de Minuit, l’auteur fait le por­tait d’une star­lette des années 80. Dans un Paris des Bains-Douches, le roman­cier montre com­ment la société détruit la beauté.
Laquelle s’abîme en une des­cente aux enfers un peu sadique et sordide.

On peut pen­ser au sujet l’héroïne à la Loanna de la télé-réalité et Eric Laurrent montre com­ment les hommes trans­forment la femme en objet. Certes, ce n’est pas neuf d’autant que — ici —  la femme n’a jamais droit à la parole.
De plus, le texte est pas­sa­ble­ment démodé pour que l’auteur passe de Minuit  chez Flam­ma­rion. Tout est attendu dans ce pré­vi­sible che­min de croix. Le lec­teur  a du mal à y croire tant tout est déjà de marque dépo­sée, connue, éprouvée.

Ici, le roman n’est en rien une mul­ti­pli­cité broyée et qui ren­drait des flammes. Cela ne fonc­tionne pas dans cette reprise ou ce recy­clage d’un livre plus ancien de l’auteur (Un bon début).
Tout reste de l’ordre du super­fé­ta­toire et ne res­sus­cite en rien un désordre que l’auteur vou­drait démiurgique.

Dans ces mou­ve­ments qui s’espéreraient sur­réa­listes, il n’existe qu’une “agence géné­rale du sui­cide” dans un ramasse-miettes d’années révolues.

feuille­ter le livre

jean-paul gavard–per­ret

Éric Laurrent, Une fille de rêve, Flam­ma­rion, Paris, 2020, 195 p. — 18,00 €.

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Filed under On jette !, Romans

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