Iqbal, un enfant contre l’esclavage

Un témoi­gnage poi­gnant contre le tra­vail et l’esclavage des enfants

Le Pakis­tan, de nos jours. Fatima, Sal­man, Maria, Bri­dille et quelques autres tra­vaillent dans un ate­lier de tapis, comme il en existe des dizaines de mil­liers dans le pays. Ils ont à peine treize ans, sont même par­fois plus jeunes, et sont à la solde de l’odieux Hus­sein Khan, qui les exploite afin de récu­pé­rer l’argent que leurs parents lui doivent.Tous vivent dans l’espoir de rejoindre leurs familles res­pec­tives, mais ils ne voient jamais le nombre des bâtons comp­ta­bi­li­sés sur l’ardoise des dettes dimi­nuer.
Un jour, arrive Iqbal, qui tra­vaille mer­veilleu­se­ment bien. Mais Iqbal n’est pas comme les autres, il ne veut être l’esclave de per­sonne. Et bien vite il incite les autres enfants de l’atelier à se rebel­ler contre l’autorité du maître. Com­mence alors pour Iqbal et ses amis une véri­table croi­sade contre l’exploitation des enfants au Pakis­tan. Une croi­sade, qui s’avère trés dan­ge­reuse et de longue haleine.

Iqbal, un enfant contre l’esclavage est un livre bou­le­ver­sant, dont on a du mal à se déta­cher, tant le des­tin d’Iqbal et ses com­pa­gnons nous fait oublier le confort de notre quo­ti­dien d’occidentaux. Fran­cesco d’Adamo a choisi de retra­cer une his­toire vraie, en ima­gi­nant qu’une des amies (ima­gi­naire) d’Iqbal raconte l’histoire de ce rebelle au coeur tendre qui a réussi à ouvrir les yeux du monde entier sur l’escalavage “moderne “de ses enfants. Un des­tin tra­gique qui fit un peu bou­ger les choses au Pakis­tan et qui nous rap­pelle des condi­tions de vie moyen-âgeuses, où la misère et la détresse de cer­tains per­met à d’autres d’exploiter des enfants inno­cents, qui ne savent pas ce qu’est le cinéma, la télé­vi­sion, ou qui n’ont aucune pos­si­bi­lité de jouer comme les autres enfants de ce monde. Le per­son­nage de Fatima nous livre donc un témoi­gnage dur, qui fait mon­ter les larmes aux yeux, quand par exemple des enfants se retrouvent au Tom­beau, local étouf­fant et sombre, dans lequel sont enfer­més ceux qui ont déso­béi ou mal travaillé…

L’auteur, mila­nais, pro­pose éga­le­ment dans sa post­face des idées d’exploitation péda­go­gique du roman, afin de sen­si­bi­li­ser les jeunes occi­den­taux au dou­lou­reux pro­blème du tra­vail plus ou moins clan­des­tin des enfants. Après avoir lu ce magni­fique texte, vous ne pour­rez plus jamais oublié Iqbal et ses amis , et c’est sans doute la plus belle réus­site de cette his­toire de vie. Qu’Iqbal conti­nue à vivre trés long­temps dans nos mémoires, afin d’éviter à d’autres son tra­gique destin !

franck bous­sard

Fran­cesco d’Adamo, Iqbal, un enfant contre l’esclavage, Hachette, Livre de Poche jeu­nesse, 2002, 190 p. — 4,80 €.

2 Comments

Filed under Jeunesse, Non classé

2 Responses to Iqbal, un enfant contre l’esclavage

  1. Mina

    Bon­soir.
    Quel­qun aurait il un bon résumé de ce magni­fique livre ?
    Cest assez urgent merci.

  2. lea

    le livre est très bien je le conseille vive­ment il explique très bien l’histoire de l’esclavage mal­heu­reu­se­ment il est pas asse connue je suis tom­bée par hasard sur se livre vrai­ment je n’ai points hési­ter a l’acheter en plus il n’est pas très cher je recom­mande on peut le lire a tout age
    lea arma­bes­saire 13ans

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