Patrick Chiha, Si c’était de l’amour

Quand la cho­ré­gra­phie pro­duit de l’amour

Inspiré des “rave par­ties”, ce film étrange, envoû­tant, hyp­no­tique épouse d’un tel uni­vers ses codes et bien sûr sa musique (géniale) dans la pous­sière des nuits.
Mais Si c’était de l’amour (pré­senté à la Ber­li­nade 2020) est bien plus qu’un tra­vail sur la danse et le tra­vail de création.

Quinze dan­seurs sont sui­vis en tour­née pour dan­ser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne  sur l’émotion et la per­cep­tion du temps. Certes, le film docu­mente les rela­tions des dan­seurs. Mais il y a bien plus.
La scène et ses cou­lisses conta­minent la vie ou l’inverse. Une telle optique n’est donc  pas un simple repor­tage sur le geste, la chorégraphie.

Le film repose sur le désir créé par la danse et le sen­ti­ment qu’elle pro­pose. Dan­ser revient ici à perdre les mots dans un trouble entre le réel et la fic­tion. D’autant que cet opus  évite le film de danse — sou­vent raté — par son pro­to­cole décalé.
La cho­ré­gra­phie ici pro­duit de l’amour. Il est sou­li­gné par la flui­dité d’un déroulé où ce sen­ti­ment lui-même devient trouble et mer­veilleux en un flé­chage ambigu et loin de tout cli­ché sur la créa­tion comme sur l’existence.

jean-paul gavard-perret

Si c’était de l’amour

De : Patrick Chiha
Genre : Docu­men­taire
Durée :  1H22mn
Sor­tie :  4 mars 2020

Synop­sis
Ils sont quinze jeunes dan­seurs, d’origines et d’horizons divers. Ils sont en tour­née pour dan­ser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne ins­pi­rée des raves des années 90, sur l’émotion et la per­cep­tion du temps. En les sui­vant de théâtre en théâtre, Si c’était de l’amour docu­mente leur tra­vail et leurs étranges et intimes rela­tions. Car les fron­tières se troublent. La scène a l’air de conta­mi­ner la vie – à moins que ce ne soit l’inverse. De docu­men­taire sur la danse, le film se fait alors voyage trou­blant à tra­vers nos nuits, nos fêtes, nos amours.

2 Comments

Filed under cinéma

2 Responses to Patrick Chiha, Si c’était de l’amour

  1. Villeneuve

    Quand le mou­ve­ment épouse le son c’est la fusion de l’Amour .

  2. Villeneuve

    N’oublions pas le talent de Gisèle Vienne et la musique hyp­no­tique de :
    Under­ground Resis­tance, KTL, Vapour Space, DJ Rolando, Drex­ciya, The Mar­tian, Choice, Jeff Mills, Peter Reh­berg, Manuel Gött­sching, Sun Elec­tric & Global !

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