Una costilla sobre la mesa : Padre (Angélica Liddell)

Enche­vê­tre­ments symboliques

Un chant espa­gnol de longue plainte. Un bran­card, recou­vert d’un drap (un lin­ceul). Autour, une jeune femme fait les cent pas. Sur fond noir, la repré­sen­ta­tion de deux mains gigan­tesques domine la scène, annon­çant un ques­tion­ne­ment méta­phy­sique. Ange­lica Lidell s’interroge sur la folie de son père, sur les rap­ports avec le néant dans lequel désor­mais il siège.
Un spec­tacle déli­bé­ré­ment hété­ro­clite, asso­ciant la lec­ture de pas­sages des Leçons d’esthétique de Hegel, des tableaux de jeunes femmes nues tout en chair, des mono­logues incan­ta­toires. Des appa­reils médi­caux qui rendent à la folie un culte macabre. C’est un long échange sans dia­logue avec son père en fin de vie. A quoi occu­per le temps quand l’avenir se compte en heures ? en jours ? com­ment rendre compte de ce peu de temps qui ne passe pas ?

Des paroles obsé­dantes, char­gées de cris, de répé­ti­tions, d’invocations. On assiste à de mys­té­rieux rituels sacri­lèges, des gestes sym­bo­liques, des actes blas­phé­ma­toires. L’ensemble consti­tue un spec­tacle bigarré, inté­res­sant mais peu pre­nant, notam­ment en rai­son de ses chan­ge­ments de registre per­ma­nents.
Le pro­pos étiole peu à peu sa valeur invo­ca­toire ; il intrigue mais finit par ne faire que se dési­gner lui-même. Sacher-Masoch ne consti­tue qu’une toile de fond qui n’est pas suf­fi­sam­ment thé­ma­ti­sée. On finit par se perdre dans le laby­rinthe de signes construit par l’artiste, qui ne par­vient pas à consti­tuer une unité : l’ambivalence culti­vée des sym­boles trouve sa limite dans un enche­vê­tre­ment qui confine à l’inintelligibilité.

chris­tophe gio­lito & manon pouliot

 

Una cos­tilla sobre la mesa : Padre

pré­sen­ta­tion de Sacher-Masoch Le Froid et le cruel ou la ques­tion de la ressemblance

texte, mise en scène, scé­no­gra­phie, cos­tumes et jeu Angé­lica Liddell

Image © DR — photo du spec­tacle © Tuong-Vi Nguyen


avec Bea­triz Álva­rez, Laura Jabois, Raquel Fernán­dez, Oli­ver Laxe, Angé­lica Lid­dell, Blanca Martí­nez et Camilo Silva 

et la par­ti­ci­pa­tion de Katia Ble­vin, Isaure de Gal­bert, Elz­bieta Kos­lacz et Aubin Grand­jean en alter­nance avec Siméon Presse 

 

Assis­ta­nat à la mise en scène Borja López ; lumières Sindo Puche et Nico­las Che­val­lier ; régie pla­teau Nico­las Guy Michel Che­val­lier ; pro­duc­tion et dif­fu­sion Gumer­sindo Puche ; logis­tique Saité Ye ; com­mu­ni­ca­tion Génica Montalbano.

Au théâtre La Col­line15 rue Malte-Brun 75020 Paris, Grand Théâtre, du 10 jan­vier au 7 février 2020, du mer­credi au ven­dredi à 20h30, le mardi à 19h30, le samedi 11 jan­vier à 20h30 et le dimanche 12 jan­vier à 15h30. Spec­tacle en espa­gnol sur­ti­tré en fran­çais ; durée esti­mée 1h45, le spec­tacle est pré­senté en alter­nance avec  Madre.

Pro­duc­tion Iaqui­nandi S. L.
copro­duc­tion La Col­line — théâtre Natio­nal, Tea­tros del Canal — Madrid, Théâtre de Liège — Centre scé­nique - Centre euro­péen de créa­tion théâ­trale et cho­ré­gra­phique. Créa­tion à La Colline.

Sur la route

Tea­tros del Canal, Madrid du 1er au 3 mai 2020
Inter­na­tio­naal Thea­ter Amster­dam (ITA) les 15 et 16 avril 2020
Thea­ter Rot­ter­dam le 4 sep­tembre 2020

 

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