Cesare Cicardini, The New Burlesque

Sortir le bur­lesque de toute vulgarité

Le plus ancien Fes­ti­val de Pho­to­gra­phies ita­lien “Si Fest“se tient chaque année à Savi­gnano sub Rubi­cone avec un direc­teur artis­tique dif­fé­rent. En 2019, Denis Curti a été choisi et a pro­posé comme thé­ma­tique “La Séduc­tion”. Parmi les nom­breuses expo­si­tions, celle de Cesare Cicar­dini  domine le lot.
Celui qui est un pho­to­graphe quasi vis­cé­ral reste le maître du por­trait sous toutes ses formes. Chaque visage, dit-il, “est fait d’ombres, de contours, de nuances. C’est double. Cela existe et ça l’est. Si ce n’est pas le cas, elle a laissé son empreinte». Tout est une his­toire d’homme. Et ici avec la femme, elle recom­mence.
S’intéressant au bur­lesque, celui qui a tou­jours navi­gué entre photo et cinéma renou­velle le genre et le charme qu’il génère. La figu­ra­tion recherche moins la cari­ca­ture éro­tique dont sont sou­vent les “objets” des prises qu’un jeu plus sub­til entre les cou­leurs et les mises en ssènes scru­pu­leu­se­ment étudiées.

L’artiste sort ainsi le “bur­lesque” de toute vul­ga­rité. Il s’intéresse avant tout à la construc­tion plas­tique et gra­phique pour trans­for­mer la femme objet en sujet propre non seule­ment à pro­duire du fan­tasme mais à une élé­va­tion vers la beauté au moment où la femme retrouve son sta­tue d’égérie légère. Voire plus et mieux.

jean-paul gavard-perret

Cesare Cicar­dini, The New Bur­lesque, “Si Fest 2019″, Savi­gnano sub Rubi­cone, Octobre 2019.

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