Kenro Izu, Séduction (exposition)

Entre l’ombre et la lumière

Pour Kenro Izu, la beauté reste une ques­tion de rap­ports et d’harmonie. Pour autant, le pho­to­graphe cherche moins à incar­ner des corps ou des choses que des formes.
Il exprime tou­jours une per­fec­tion idéale et en épure, loin de la “tri­via­lité posi­tive” (Bau­de­laire). Il existe ici non une belle repré­sen­ta­tion d’une chose par mimé­tisme mais un tra­vail plus com­plexe d’une beauté aug­men­tée par l’art en com­po­sant le réel au-delà de ce qu’il représente.

Le jeu des lignes a pour but le beau par un retour à une fidé­lité à une nature presque trans­cen­den­tale mais qui ne cherche pas pour autant une “vérité”. Entre l’ombre et la lumière, le mono­chrome ou le jeu des cou­leurs s’éloigne du “fait” en pre­nant pour norme un absolu. L’esthétique d’Izu est ancrée autant dans la culture japo­naise tra­di­tion­nelle que l’art grec et latin.
Elle joue de l’ombre et la lumière dans une per­fec­tion sty­lis­tique où les genres (le nu, la nature morte) sont revi­si­tés et rede­viennent un ter­rain d’exploration des ter­ri­toires du sensible.

jean-paul gavard-perret

Kenro Izu, Séduc­tion, Spa­zio Damiani, Bologne, du 22 mars 2019 au 31 juillet 2019.

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Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Echos d'Italie / Echi dell'Italia

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