Dream Wife, Dream Wife

Girls Power

Né par et pour le scène entre Eltec­tro­line et Sugar­babes, le trio femi­nin de Dream Wife ne cherche pas for­cé­ment l’innovation ou l’expérimentation sonore. Ce serait presque du gad­get pour les trois grâces (ou furies) venues du froid . Elles dépotent et sou­lèvent la foule des ado­les­centes dans leur show.
A cela une rai­son majeure : il ne faut pas pour autant réduire leur musique à une simple puis­sance d’énergie car il existe dans le groupe et en par­ti­cu­lier chez sa chan­teuse et gui­ta­riste Rakel Mjöll un fémi­nisme affi­ché et mili­tant qui est autant effi­cace que carré.

Ce der­nier répond de manière car­rée à toutes les hypo­cri­sies des tra­di­tions morales et cela dans un monde rock où les femmes ont dû tou­jours se battre pour s’imposer contre les hommes et par­fois les femmes elles-mêmes (Blon­die com­plè­te­ment dégom­mée par Patti Smith par exemple).

Les trois mous­que­taires de Dream Wife pos­sède un côté Riot Girls. Armées de leurs gui­tares élec­triques, elles ramènent le rock à sa vio­lence pre­mière. Il retrouve en Angle­terre un nou­veau public.
En France, on pré­fère la sophis­ti­ca­tion dou­teuse de Char­lotte Gainsbourg.

jean-paul gavard-perret

Dream Wife, Dream Wife, label Lucky Num­ber, 2018.

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