Portrait de Fantômette à la sortie de Dreamland - entretien avec Sophie Patry (Corpus Natura)

Dun natu­rel timide, Sophie Patry a trouvé grâce à la pho­to­gra­phie d’être ce qu’elle devient. L’artiste est aussi à l’aise dans les pay­sages (1) que dans les por­traits et des auto­por­traits – genre avec lequel elle a débuté à la fois par manque d’audace mais avec aussi la force d’oser entre rêve et réa­lité. Il y a là non un faire part mais un faire corps tant l’image n’est pas employée pour elle-même, mais en tant que mode de trans­mis­sion du res­senti. Le corps est léger, flot­tant comme fleur de coton. Le maître du ser­pent de feu rêve de cet absolu mais l’artiste sacri­fie à d’autres rites qui demeurent le pol­len de l’esprit et la marque d’une liberté recon­quise qui la sort d’un exil premier.

(1)  Sophie Patry, Cor­pus Natura, Jacques Fla­ment édi­teur, 2016, 48 p. — 20,00 €.

 

Entre­tien :

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
Mon petit déjeuner

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Ils sont tou­jours là

A quoi avez-vous renoncé ?
A rien

D’où venez-vous ?
Dream­land

Qu’avez-vous reçu en dot ?
Mes névroses

Qu’avez-vous dû “pla­quer” pour votre tra­vail ?
Rien

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Thé

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres artistes ?
Rien… je suis comme tout le monde

Com­ment définiriez-vous votre approche du corps ?
Je l’ai tou­jours détesté…

Quelle fut l’image pre­mière qui esthé­ti­que­ment vous inter­pella ?
Un pay­sage… la mer

Et votre pre­mière lec­ture ?
Fan­tô­mette…

Quelles musiques écoutez-vous ?
J’écoute beau­coup de musiques… c’est une grande source d’inspiration : elec­tro­nic, mini­mal synth, synth wave, post punk, EBM, indus­trial, cold wave, dark wave etc…

Quel est le livre que vous aimez relire ?
” L’Etranger”, d’Albert Camus

Quel film vous fait pleu­rer ?  
Je ne me rap­pelle plus de celui qui m’a émue der­niè­re­ment, Control, film bio­gra­phique réa­lisé par Anton Cor­bijn sur la vie et la mort de Ian Kevin Cur­tis, chan­teur légen­daire du groupe Joy Division.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
Le flou

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
A tout le monde

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Dream­land

Quels sont les écri­vains et artistes dont vous vous sen­tez le plus proche ?
Ce sont des amis, des connais­sances… Louis Tar­ta­rin (peintre, poète), Gérard Noi­ret (écri­vain, poète), Jean-Michel Mau­bert (écri­vain, poète), Régis Muche­ron (peintre), Jean-Daniel Dou­tre­ligne (peintre), Jean-Michel Miralles (peintre), Oscar Per­eire (pho­to­graphe)… et la liste est encore longue.

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Cela tombe bien, mon anni­ver­saire est pour bien­tôt, à bon enten­deur… pour­quoi pas une sculp­ture d’Olivier De Sagazan ?

Que défendez-vous ?
Etant végé­ta­rienne… les animaux

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”?
Encore quelqu’un de néga­tif !

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?“
Enfin quelqu’un de positif !

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Je vous laisse réfléchir…


Entre­tien et pré­sen­ta­tion réa­li­sés par jean-paul gavard-perret pour lelitteraire.com, le 29 décembre 2016.

 

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