Entretien avec Darren Bryte (Angry — “Le Gardien”)

La hui­tième édi­tion du fes­ti­val AMERICA (8 au 11 sep­tembre 2016) célé­brera la lit­té­ra­ture des États-Unis dans sa richesse et sa diver­sité. 50 écri­vains de fic­tion, autant que d’États com­po­sant ce pays, se retrou­ve­ront à Vin­cennes pour quatre jours de tables rondes et de débats à la ren­contre des lec­teurs fran­çais.
Sol­li­ci­tée cet été par Dar­ren Bryte, sur le point d’achever un roman du genre thriller/fantastique à l’américaine, pour don­ner son avis sur la per­ti­nence du manus­crit, la rédac­tion du litteraire.com, en la per­sonne de son direc­teur, Fré­dé­ric Grol­leau, s’est prê­tée au jeu et a rapi­de­ment été séduite puis convain­cue par les ver­tus de Angry : l’échange a ainsi abouti fin août à la ren­contre de Dar­ren Bryte, le plus amé­ri­cain des écri­vains fran­çais, auquel semble pré­dit un bel ave­nir édi­to­rial.
Cet entre­tien inci­ta­tif, inédit en son genre et en clin d’oeil cri­tique et édi­to­rial à Hier je vous don­ne­rai de mes nou­velles de Pierre Bor­dage, puisque Angry paraî­tra dans le futur, est mis en exclu­si­vité à la dis­po­si­tion des lec­teurs du litteraire.com avec l’aimable auto­ri­sa­tion de l’auteur.

Une petite ville des Etats-Unis est en proie à un phé­no­mène inex­pli­qué et violent. La com­mu­nauté ani­male exter­mine ses habi­tants. A l’origine du sou­lè­ve­ment, un ani­mal aux capa­ci­tés hors normes. Qui d’un ado­les­cent autiste, d’un jour­na­liste ou d’un vété­ri­naire réus­sira à com­prendre et à endi­guer la purge ? Alors que la bour­gade sombre dans la tour­mente, seul le Gar­dien de l’animal pourra mettre fin au chaos. Entre amour, rai­son et mys­ti­cisme, Il devra se révé­ler et faire face à une vérité qui défie ce que la logique com­mande. Lui tour­ner le dos serait nous condamner…

Derrière le masque d’un roman fan­tas­tique non mili­tant, Dar­ren Bryte dénonce en fili­grane les exac­tions dont les hommes se rendent cou­pables depuis qu’ils ont fait leur un monde qui ne leur appar­tient pour­tant pas, à com­men­cer par celles qu’ils font subir aux ani­maux. Il ima­gine, som­bre­ment, une petite bour­gade où ces der­niers se sou­lèvent contre leurs oppres­seurs. Il donne vie à une petite poi­gnée de per­son­nages qui, pris dans leurs propres tour­ments et ébran­lés dans leurs convic­tions, se trouvent confron­tés à une situa­tion inédite qui les dépasse et qu’ils sont inca­pables de régler. Et si tout cela n’arrivait que parce que nous avons perdu la foi, celle qui nous obli­ge­rait à davan­tage d’humilité et à recon­si­dé­rer la toute-puissance dans laquelle nous nous sommes ins­tal­lés au fil de notre évo­lu­tion ? Pourrions-nous com­prendre et accep­ter qu’elle puisse se trou­ver réin­car­née dans des êtres répu­tés infé­rieurs ? Accepterions-nous d’en deve­nir les Gar­diens et les relais ? Tel est le che­min sur lequel Angry conduira cer­tains des per­son­nages au demeu­rant banals mais au des­tin sans pareil.

Entre­tien :

Dar­ren Bryte, quelle est la voca­tion de ce pre­mier roman ? S’agit-il d’un cri d’alarme ?
Mes objec­tifs n’ont pas cette pré­ten­tion et res­tent beau­coup plus simples : satis­faire une envie tenace qui me pour­suit depuis long­temps, celle d’écrire, et dis­traire tous ceux qui vou­dront bien me lire. L’histoire prend racine dans le sort que nous réser­vons aux ani­maux, car j’ai tou­jours été sen­sible à leur condi­tion. Je me suis alors demandé com­ment elle pour­rait évo­luer dans le bon sens, pour eux comme pour nous, étant entendu que le bon sens pour eux n’est pas for­cé­ment le bon sens pour nous… Mais, s’agissant d’un roman, pur, dur et sans pré­ten­tion phi­lo­so­phique, mon but n’était pas de mili­ter en faveur d’une cause quel­conque. Ceci étant, si, grâce à ces quelques pages, mes futurs lec­teurs prennent conscience que quelque chose ne tourne pas rond dans le com­por­te­ment que nous adop­tons, que ce soit à l’égard des ani­maux ou, d’une manière géné­rale, à l’égard de nous-mêmes, alors, tant mieux !

Votre vision des choses semble pes­si­miste. Le recours au fan­tas­tique constitue-t-il, fina­le­ment, la (votre) seule alter­na­tive ?
Il suf­fit de voir où va le monde pour com­prendre que la logique dans laquelle s’inscrivent les hommes sera dif­fi­ci­le­ment à l’origine de leur salut ou, tout du moins, d’une amé­lio­ra­tion sen­sible. Alors, oui, ce n’est peut-être qu’à tra­vers une solu­tion aux res­sorts fan­tas­tiques que j’imagine le chan­ge­ment (bon ou mau­vais). Mais les ani­maux n’ayant pas néces­sai­re­ment le degré de conscience que les hommes ont la chance (ou la mal­chance) d’avoir, il fal­lait que cette solu­tion viennent d’ailleurs en pre­nant pour­tant corps, à des­sein, dans la peau d’un ani­mal. Tou­te­fois, la rai­son pre­mière est que j’affectionne le fan­tas­tique, uni­vers de mes pre­mières lec­tures et, aujourd’hui, de mes pre­miers écrits. Il libère des contin­gences du réel, ouvre sur des pers­pec­tives plus larges. Et puis, si j’avais des solu­tions plus réa­listes, je me lan­ce­rais en poli­tique (rires).

Vos per­son­nages prin­ci­paux ont quelque chose qui les dis­tingue (à leur désa­van­tage) du plus grand nombre. Est-ce volon­taire ?
Oui et non. Oui, parce que ce qui vous dis­tingue sans vous faire briller (au sens ou notre société l’entend) vous mar­gi­na­lise, d’une manière ou d’une autre. Sans for­cer le trait, j’ai réuni les ani­maux et ces per­son­nages dans « le même sac », celui qui contient tous ceux qui se trouvent relé­gués au rang de sous-catégorie (vivante ou sociale) et en ai fait les lea­ders de l’intrigue. Non, parce que, non­obs­tant leurs par­ti­cu­la­ri­tés, il s’agit avant tout de per­son­nages que vous pou­vez ren­con­trer dans n’importe quel type de fic­tion. Mais, encore une fois, il s’agit d’un roman qui a pour voca­tion de dis­traire. Il a été écrit dans cette seule pers­pec­tive. Ce n’est pas un essai sur lequel phi­lo­so­pher ; il n’en contien­drait ni les condi­tions ni la sub­stance. J’invite les lec­teurs à s’y aban­don­ner en toute sim­pli­cité et avec, je l’espère, un peu de plai­sir (et d’effroi). Mais je n’écarte pas quelques réflexions.

Réagiriez-vous comme vos per­son­nages si vous vous trou­viez confronté aux situa­tions qu’ils ren­contrent ?
Tout dépend des situa­tions aux­quelles vous faites réfé­rence. S’agissant des ani­maux, la per­plexité me gagne­rait, comme elle les a gagnés. Puis la peur, évi­dem­ment, car il  nous serait impos­sible de lut­ter, en dépit de nos moyens. Mais je n’aurais pro­ba­ble­ment pas le cou­rage de leurs choix et de l’orientation qu’ils donnent ou don­ne­ront à leur vie. C’est toute la dif­fé­rence entre un uni­vers fan­tas­tique, où la foi peut encore trou­ver sa place, et un uni­vers bien réel com­mandé par tant d’autres considérations.

A quelle foi pensez-vous ici ? Votre roman condamne-t-il toute forme de croyance reli­gieuse et faut-il y voir, entre les lignes, un clin d’œil aux affres du ter­ro­risme qui se répand par­tout sur le globe aujourd’hui ?
Très loin de ce roman (et de moi) l’idée de condam­ner telle ou telle forme de croyance, qu’elles soient reli­gieuses ou autres. Les croyances sont pro­pre­ment indis­so­ciables de ce que nous sommes. Les condam­ner, ce serait renier notre sin­gu­la­rité. D’ailleurs, ne serait-ce pas une forme de croyance que de condam­ner toutes croyances ? Ce que je condamne, en revanche, ce sont les excès qui résultent de leurs muta­tions. Por­tée à son paroxysme, la croyance devient fana­tisme et se mue en néga­tion. Néga­tion de l’autre, de la dif­fé­rence, de la vie. Le fana­tisme reli­gieux (celui qui fait aujourd’hui l’actualité comme celui qui a conduit à la Sainte inqui­si­tion ou aux guerres de reli­gions), le fana­tisme éco­no­mique (celui des théo­ri­ciens de la Chi­cago School of Eco­no­mics et de son défunt géné­ral Mil­ton Fried­man, pour n’en citer qu’un seul), le fana­tisme cultu­rel… Tous, d’une manière ou d’une autre, se soldent de la même manière : ils renient la vie. Il n’y a guère que les armes et les méthodes qui changent. Et pour cela, je les condamne. A com­men­cer par la croyance pro­pre­ment fana­tique que cette Terre nous appar­tient, que nous en sommes les maîtres et que nous pou­vons en dis­po­ser comme bon nous semble. Et s’il existe une croyance qui met (presque) tout le monde d’accord, c’est bien celle-là. Elle est deve­nue uni­ver­selle. Elle a trans­formé l’Homme tout entier en ter­ro­riste, vis-à-vis de ce qui le porte, le nour­rit et le côtoie. Alors si clin d’œil il doit y avoir, il est fait à cette forme de ter­ro­risme que nous exer­çons tous, à des degrés divers, contre le « vivant » dans son ensemble.

A quelle foi je me réfère, pour répondre à la pre­mière par­tie de votre ques­tion ? Pas néces­sai­re­ment celle à laquelle on pense spon­ta­né­ment. Avoir la foi, c’est, avant tout, croire. Il vous suf­fit de croire que les choses peuvent néan­moins chan­ger pour avoir la foi, quelles que soient l’origine du chan­ge­ment et les formes qu’il épou­sera. Par­don­nez mon insis­tance mais, encore une fois, ce roman ne doit pas être appré­hendé sous l’angle de ces consi­dé­ra­tions sous-jacentes. Je ne vou­drais faire fuir les lec­teurs qui sou­haitent sim­ple­ment se dis­traire (rires).

Pour­quoi avoir choisi, comme épi­centre de l’intrigue, une petite bour­gade plu­tôt qu’une grande ville ?
Parce que plus la ville est petite, plus le reten­tis­se­ment des évé­ne­ments qui la secouent est grand. Tout est démul­ti­plié. La peur s’y répand plus vite et, avec elle, son lot de consé­quences. Les petites com­munes comme Edmond (ima­gi­naire) n’obéissent pas aux règles qui régissent les grandes cités comme New York. L’atmosphère y devient vite délé­tère, parce que l’exiguïté empri­sonne le corps, puis l’esprit.

Sans vou­loir déflo­rer le sujet, pour­quoi avoir choisi l’animal que vous avez choisi comme ini­tia­teur du sou­lè­ve­ment ? N’avez-vous pas peur du « déjà vu » ?
Sans déflo­rer le sujet, en verriez-vous un autre sus­cep­tible d’incarner ce qu’il repré­sente ? La proxi­mité est grande entre cet ani­mal et nous-mêmes. Et pour­tant, un uni­vers nous sépare encore et nous sépa­rera tou­jours. Gom­mer cet écart en le choi­sis­sant comme pre­mier récep­tacle de ce qui est censé nous remettre sur le droit che­min est un pied-de-nez à la supé­rio­rité dont les hommes se croient inves­tis. Quant à mes craintes éven­tuelles, qu’est-ce qui n’a pas été « déjà vu » ? A notre époque, tout est une per­pé­tuelle redite. Les élé­ments com­po­sant la table de Men­de­leïev n’évoluent plus. Ce sont leurs mul­tiples com­bi­nai­sons qu’il nous reste à découvrir.

Cet ouvrage consti­tue le pre­mier tome d’un dip­tyque. Pour­quoi ce for­mat ? Peut-on espé­rer une fin opti­miste au deuxième volet ?
Un dip­tyque, parce que le second tome, en cours de rédac­tion, va évo­luer vers une situa­tion bien plus extra­or­di­naire où je pous­se­rai davan­tage les limites du fan­tas­tique, si tant est qu’en la matière il existe des limites. Mais il fal­lait que le pre­mier opus en pose les bases, qu’il pré­pare le ter­rain, en par­tant d’une situa­tion que vous et moi pour­rions (presque) vivre. Tout dépend, ensuite, de ce que vous enten­dez par « une fin opti­miste ». A quel degré estimez-vous l’état de déla­bre­ment de nos socié­tés ? Reste-t-il quelque chose à sau­ver ou faut-il tout réin­ven­ter ? Et, dans ce der­nier cas, comment ?

L’histoire pourrait-elle évo­luer vers une tri­lo­gie, for­mat qui a le vent en poupe ? Ne trouvez-vous pas périlleux de cher­cher à être édité en pro­po­sant un manus­crit de plus de 500 pages qui n’est, somme toute, que le début d’une longue et com­plexe his­toire ? Sous cet angle édi­to­rial, êtes-vous sui­ci­daire ou pro­vo­ca­teur ?
L’histoire pour­rait effec­ti­ve­ment évo­luer vers une tri­lo­gie. J’y pense. Mais, compte tenu de la manière dont s’achèvera le second tome, un troi­sième tome s’inscrirait dans un futur plus loin­tain, où cer­tains des per­son­nages ren­con­trés dans les deux pre­miers tomes se trou­ve­raient trans­cen­dés. Leur sur­vie (et la forme qu’elle pren­drait) serait une consé­quence de leurs choix pas­sés. Mais je ne peux pas vous en dire davan­tage sans déflo­rer ce qui conclura le second tome.

Ensuite, si vous ne me lais­sez que deux alter­na­tives — sui­cide ou pro­vo­ca­tion — je vous répon­drais pro­ba­ble­ment sui­cide. Mais quand bien même voudrais-je être pro­vo­ca­teur, le résul­tat serait le même : un sui­cide. Seule­ment voilà ! L’envie et le fait d’écrire, même avec l’espoir d’être publié, ne peuvent être enfer­més dans un ratio. Ceci étant, je com­prends aisé­ment les contraintes des mai­sons d’édition. Alors, disons que j’ai fait deux paris : celui de lais­ser libre mon ins­pi­ra­tion pour ins­tal­ler une his­toire au long cours, en espé­rant que les pages sur­nu­mé­raires (d’un point de vue éco­no­mique) ne feront pas fuir, cette fois, les édi­teurs ; celui de croire que l’hiver sera long et qu’un (ou plu­sieurs) roman(s) de plus de 500 pages ne sera pas de trop pour le tra­ver­ser. Mais vous l’aurez pro­ba­ble­ment constaté, il est facile à lire (rires).

De mul­tiples réfé­rences, de King à Hit­ch­cock, essaiment ce tome 1 de Angry : pourriez-vous pré­ci­ser vos sources d’inspiration pour l’écriture de ce roman et quels sont vos auteurs de pré­di­lec­tion ? Pour­quoi avoir choisi ce ter­reau de l’américanisme : est-ce dû à votre culture idio­syn­cra­sique ou serait-ce, si vous nous par­don­nez ce terme, par esprit de faci­lité ?
Mes sources d’inspiration sont diverses et hété­ro­clites : Poe, Hux­ley, Brad­bury, Jones, Chat­tam… Cha­cun a un uni­vers qui lui est propre. Mais, incon­tes­ta­ble­ment, King tient le haut du pavé. Salem est le pre­mier roman fan­tas­tique que j’ai lu. J’avais 12 ans. De là et à ce moment sont nées, non seule­ment mon envie d’écrire, mais éga­le­ment mon envie d’écrire dans le genre lit­té­raire qui est le sien. Je me suis laissé empor­ter dans la plu­part de ses romans. Ceci étant, je n’ai jamais consi­déré que ses his­toires fai­saient preuve d’une ori­gi­na­lité à toute épreuve (qu’il me par­donne cette offense). Mais j’ai tou­jours été sub­ju­gué par les atmo­sphères, inéga­lables à mes yeux, qu’il a le don de créer, par ses per­son­nages plus vrais que nature, au point de me deman­der s’il ne les avait pas lui-même incar­nés, dans plu­sieurs autres vies (je garde encore un sou­ve­nir impé­ris­sable des enfants au cœur de Ca).
Il y a der­rière les nom­breux sujets aux­quels il a donné vie, une connais­sance fine et pro­fonde de la nature humaine. Ca me fas­cine. Je vais oser vous dire que, pour moi, le fan­tas­tique est un pré­texte chez King. Un pré­texte pour aller cher­cher ce qui se cache loin dans notre nature, lorsque celle-ci est mise à l’épreuve face à ce qui l’effraie, à ce qu’elle ne connaît pas. Un pré­texte pour nous mon­trer, avec des mots qui frappent et des sen­ti­ments qui dorment en nous, ce que nous sommes, dans notre sin­gu­lier et dans notre plu­riel. En écri­vant ce roman, j’ai eu envie de pas­ser de l’autre côté du miroir, en espé­rant par­ve­nir, un jour, à créer mon propre uni­vers. Mais cela demande du temps et de nom­breux ouvrages. Je n’en suis pas là.

La faci­lité ? J’ai failli prendre ombrage de votre der­nière remarque (rires). En quoi le fait de situer l’action aux Etats-Unis est-il plus facile ? En réa­lité, la rai­son de mon choix est très simple : eu égard au genre lit­té­raire dans lequel ce roman et l’histoire dont il est ques­tion s’inscrivent, les Etats-Unis m’inspirent consi­dé­ra­ble­ment car je connais rela­ti­ve­ment bien leur culture. Les décors me parlent. La façon dont les Amé­ri­cains pensent et réagissent répond à mes besoins. Lorsque cela s’avère néces­saire, ils ont cette incroyable capa­cité à faire bloc, à se sou­der, dans un élan (sou­vent patrio­tique) qui sup­porte rare­ment le doute (même si, par­fois, celui-ci s’avérerait néces­saire). Il y a, en cela, une forme de renon­ce­ment. L’individu s’efface devant la col­lec­ti­vité, et ce, en dépit d’une culture qui se veut (et s’assume) indi­vi­dua­liste. C’est une dua­lité inté­res­sante, résul­tant peut-être d’une His­toire plus récente et moins frag­men­tée que celle de beau­coup d’autres pays, plus anciens. Atten­tion, je ne dis pas ici que les causes pour les­quelles ils font usage de ces qua­li­tés sont néces­sai­re­ment les bonnes. Je ne dis pas non plus que les autres cultures pré­sentent moins d’intérêt. Je dis sim­ple­ment que j’avais besoin de cet état d’esprit pour jus­ti­fier les choix de cer­tains de mes per­son­nages. Mais vous ver­rez que, dans le second tome, l’intrigue se déplace au Canada, en Afrique et en Inde.

lire notre cri­tique du roman paru en mai 2017

Pré­sen­ta­tion et entre­tien réa­li­sés par Fré­dé­ric Grol­leau  pour lelitteraire.com, à La Guit­tière, le 25 août 2016.

5 Comments

Filed under Entretiens, Science-fiction/ Fantastique etc.

5 Responses to Entretien avec Darren Bryte (Angry — “Le Gardien”)

  1. Adam Stolker

    Bon­jour,
    Savez-vous quand et chez quel édi­teur ce livre doit paraître?
    Par avance merci.

    • Darren Bryte

      Bon­jour Adam,
      Merci pour l’intérêt que vous por­tez à cet ouvrage. Il se trouve en cours d’examen chez les édi­teurs. Il va donc fal­loir s’armer de patience — et entre­te­nir l’espoir — avant de savoir si, et où, il sera publié. Je ferai un update de cette page lorsque j’en sau­rais davan­tage. En atten­dant, n’hésitez pas à venir vous perdre dans les colonnes de ce site ;-)
      Cordialement.

  2. Grail

    Bon­jour Mr bryte
    Je lis actuel­le­ment votre roman Angry, duquel je me délecte
    J’ai eu la bonne sur­prise en milieu de Roman de m’apercevoir de la phrase sui­vante: fin du tome 1
    À quand l’édition du second tome???? Auriez vous déjà une date ou à défaut une sai­son à nous com­mu­ni­quer ?
    Je suis déjà très impatiente.

    Merci d’avance

    • Darren Bryte

      Bon­soir et merci pour vos retours, qui m’honorent. J’espère que le Tome 2 (en cours d’écriture) pourra paraître à l’été 2018. Je vous invite à consul­ter ma page Face­book ou mon compte Twit­ter sur les­quels je pos­te­rai la date de publi­ca­tion, de même que la cou­ver­ture. Et bien sûr, si vous avez des ques­tions au sujet de ce pre­mier tome, je serais ravi d’y répondre. A bien­tôt.
      Darren

  3. Ella

    En train de lire Angry .….et je me régale!! L’intrigue, l’étude des per­son­nages, l’antispecisme sous-jacent m’enthousiasment.….j’aurais tel­le­ment aimé par­ti­ci­per à la relec­ture de ce roman .…..j’espère déjà le 2 eme tome!
    Ella

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