Torbjørn Rødland, Confabulations

Bijoux visuels

Les pho­to­gra­phies de Torb­jørn Rød­land ne font jamais abs­trac­tion d’un sens mais elles veulent le voir naître comme des fleurs inat­ten­dues, des glaïeuls incen­diaires mais tou­jours sub­tils. Torb­jørn Rød­land ordonne le monde mais comme s’il repas­sait par un cer­tain chaos pour lui don­ner une nou­velle chance.
Il arrive que cer­taines femmes soient « les très chères » de Bau­de­laire qui ne gardent que « leurs bijoux sonores ». Mais, le plus sou­vent, l’artiste cultive l’aporie. Tout est allu­sif jusqu’à l’humour. Il naît d’une greffe mira­cu­leuse qui opère et prend tou­jours dans un tra­vail qui devient une expé­rience qui réin­vente le réel à jet continu.

Chaque effet est une fête : mais elle demeure dis­crète, elle dégrin­gole, de jambes en pro­di­gieuses cas­cades comme d’une simple pomme Granny Smith.
La vie est réor­don­née par l’image créatrice.

jean-paul gavard-perret

Torb­jørn Rød­land, Confa­bu­la­tions, Mack, Londres, 2016, 112 p. — 40,00 €.

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