Bruce LaBruce, Born to Be Wilde

Au-delà des apparences

Tout le tra­vail du créa­teur tient à une recherche d’une forme para­doxale de méta­phy­sique de l’érotisme. Par delà l’obscénité sur­git de ses œuvres sans tabou le sen­ti­ment de liberté. Liberté de langue autant dans l’approche dans la sen­sua­lité que dans celle du genre. L’œuvre reste à la fois une illus­tra­tion majeure d’une tra­ver­sée des appa­rences et un grand poème visuel du mou­ve­ment vers l’être, quelle qu’en soit la « nature ».

Dans cha­cune de ses œuvres (pho­to­gra­phies, films) se per­çoit la volonté pro­fonde de rompre avec la norme domi­nante et avec tout ce qui touche la repré­sen­ta­tion du sexe. A chaque fois se pose la ques­tion de la repré­sen­ta­tion mais selon des che­mins très dif­fé­rents de ceux d’un Oshima de L’empire des sens ou d’une Cathe­rine Breillat avec Romance.
La méca­nique des femmes mais aussi de l’être sont donc par­tie pre­nante dans l’œuvre. Elle bous­cule les lignes mais garde l’immense mérite d’offrir, dans ses poly­pho­nies d’individualités, l’identité véri­table de l’humain.

jean-paul gavard-perret

Bruce LaBruce, Born to Be Wilde, gale­rie Nivet-Carzon, mais 2016, Paris.

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