Rez fléchi

Que peut la peinture ?

Le ciel s’inverse dans les flaques avant de mon­ter jusqu’aux cieux, ses nim­bus et ses pas que beaux de nuages.

Le bas monte au faîte sans que ce soit une fête même si le peu joli est très beau (comme l’inverse) dans une confusion.

Y manque le sublime quoique la rai­son sache qu’une telle sur­face est quasi  mare intime. Mais elle n’accède même pas à un tel mot. Cézanne lève toi mais rien que du Han­taï ! Tou­te­fois soyons juste : une telle pein­ture n’est que peu.

Elle montre à peine des por­tions de pay­sages ou d’idées. De tels sobrié­tés ne sont pas faites pour plon­ger, ni ne peuvent y nager.

Res­tent des nappes d’un déses­poir sar­cas­tique sans autre oppor­tu­nité que cette impos­si­bi­lité dans le fond–  du moins ce qu’il en reste. L’os est sans moelle, exit du monde le beau.

jean-paul gavard-perret

Photo de Jamie Scho­field Riva

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