Arne Svenson, The Neighbors (exposition)

Affection-infection

Arne Sven­son pro­pose des images comme des philtres mys­té­rieux. Elles unissent et séparent. Le corps peut par­ler une langue étran­gère, extra­or­di­nai­re­ment mutique. Une langue qui trans­forme la culpa­bi­lité en omis­sion. La pho­to­gra­phie crée un estuaire non entre deux êtres mais entre deux lieux. Conti­nue rea­ding

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Lauren Elkin, Flâneuse

Arpen­ter la ville

Repre­nant une tra­di­tion lit­té­raire illus­trée entre autre par Apol­li­naire (‘Le fla­neur des deux rives”), Cin­gria, Hal­das, le voyage devient chez Lau­ren Elkin non la recherche de l’exotisme mais ce qu’elle nomme la “car­to­gra­phie”. Seule la flâ­ne­rie la per­met. Pas ques­tion dans de tels dépla­ce­ments de comp­ter sur l’effet de décou­verte tant les che­mins sont bali­sés. Conti­nue rea­ding

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Exposition Le Monde de Jules Verne (31 mai 2019 — 05 janvier 2020)

DU 31 MAI 2019 AUJANVIER 2020

INAUGURATION : VENDREDI 31 MAI À 18H

Jules Verne est l’auteur fran­çais le plus tra­duit au monde. Si le capi­taine Nemo, Michel Stro­goff et Phi­leas Fogg appar­tiennent au patri­moine cultu­rel de la pla­nète, c’est aussi que leur auteur incarne à la fois un pays et une époque. Dans ce 19e siècle nais­sant, la bour­geoi­sie libé­rale et réfor­ma­trice s’affirme comme la classe sociale déter­mi­nante qui forge les armes d’un nou­veau pou­voir basé sur la finance et l’industrie. À par­tir de 1863, Jules Verne s’évertue à écrire le roman de la science c’est-à-dire à rem­pla­cer le récit du mer­veilleux par un autre, celui d’une huma­nité pen­sante et sur­tout savante. La décou­verte de la terre, le rôle de la science, l’instruction pour tous… sont les valeurs de la répu­blique. Conti­nue rea­ding

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Serge Le Tendre, Jean-Blaise Djian & Vincent Mallié, Le Grand Mort – t.08 : “Renaissance”

Une bien belle conclusion 

Le cycle du Grand Mort se clôt avec ce hui­tième tome qui apporte enfin les réponses aux nom­breuses ques­tions sou­le­vées par les péri­pé­ties depuis le début de l’histoire. Les scé­na­ristes pro­posent deux mondes bien dif­fé­rents qui peuvent cepen­dant com­mu­ni­quer par un men­hir judi­cieu­se­ment placé en Bre­tagne et se rejoindre par un pro­duit inso­lite dénommé les larmes d’abeille. Ils jouent éga­le­ment avec un déca­lage de temps, celui-ci ne s écou­lant pas à la même vitesse dans les deux uni­vers. Conti­nue rea­ding

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Florence Andoka, Call-Center

Y’a pas qu’à

Florence Andoka pour­suit sa mise en demeure “de l’universel sin­gu­lier / de la bas­sesse tra­gique” de tous ces faux magi­ciens du monde qui obligent ceux qui les subissent à ne “quit­ter la ville” que les pieds devant. La poé­tesse per­met aux habi­tants des “fau­bourgs” de rele­ver la tête au sein d’un poème écrit d’un seul souffle et qu’elle défi­nit “comme une lita­nie au sens de prière comme du res­sas­se­ment”. Conti­nue rea­ding

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