Cindy Sherman, Untitled Horrors

Cindy Sher­man l’Impertinente

La pho­to­gra­phie est une vision dont Cindy Sher­man ne cesse d’augmenter la capa­cité. Un tel art n’est donc pas le royaume de la faci­lité et sa pré­ten­due liberté ne se laisse pas aisé­ment conqué­rir. Certes, aujourd’hui bon nombre de ses pos­si­bi­li­tés tech­niques per­mettent à cer­tains pseudo-photographes de pen­ser qu’ils peuvent s’y « expri­mer » plus libre­ment qu’au moyen d’autres médiums. Cette faci­lité libère sou­vent plus de tics et de tocs qu’elle n’incarne des élands pro­fonds. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Chapeau bas

Howard Gordon, La Cible

La menace d’attentat !

La lec­ture de ce roman prend, ces temps-ci, une réson­nance par­ti­cu­lière bien que le cœur de l’intrigue soit dif­fé­rent d’événements récents. Howard Gor­don, scé­na­riste, entre autres, de 24 heures chrono et Home­land, offre un récit en ten­sion met­tant en scène les sen­ti­ments de l’Amérique pro­fonde. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Pôle noir / Thriller

Pierre Bonnard, Observations sur la peinture

L’émotion et l’intelligence

Privi­lé­giant la force du noir et blanc, Pierre Bon­nard ne fut jamais un néga­teur des cou­leurs. Ces der­nières trouvent leur lumière par l’entremise du blanc. Le peintre dans un texte inédit prouve com­bien sa langue « troue » la pein­ture et l’existence. Sous forme de frag­ments par­fois qua­si­ment apho­ris­tiques le peintre notait au jour le jour les exi­gences de son art et ses méta­mor­phoses. « Vision brute et vision intel­li­gente », comme il l’écrit, se marient. La jouis­sance cer­taine des mots ne cède jamais à la faci­lité du « bon mot ». Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com

La nuit des rois (William Shakespeare/Clément Poirée)

Non pas une révé­la­tion mais une dyna­mique interprétation

Les forces obs­cures et lumi­neuses d’un orage agitent le rideau qui s’effondre en ouvrant sur un uni­vers apaisé, aux allures quasi monas­tiques. Le décor est sobre, pré­sen­tant un espace modu­lable aux cou­leurs ternes mais har­mo­nieuses, ce peut être celui d’un déam­bu­la­toire, d’un petit salon ou d’une chambre, puisque des lits viennent par moments occu­per et struc­tu­rer le pla­teau. Des impré­ca­tions nous ins­crivent rapi­de­ment dans une intrigue aux allures poli­cières, ou plu­tôt sen­ti­men­tales. Une jeune nau­fra­gée se déguise en homme pour recher­cher son frère et appro­cher celui qu’elle aime. Le texte, un peu décousu, peine à trou­ver son dyna­misme. Mais l’alternance de dia­logues et de pitre­ries, bien por­tée par des acteurs maîtres de leurs effets, consti­tue peu à peu un joli conte de ten­dresse, d’amour et de tristesse.

Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Théâtre

Liliane Giraudon, Le Garçon Cousu

La char­nelle mystique

En six fic­tions abruptes — «Le gar­çon Cousu”,  “Les monstres ne peuvent se pas­ser de com­pa­gnie », « Soli­lo­cas ou la vie sexuelle des lam­proies « , « Moi la langue par­lée me rafraî­chit », « Le chat la cre­vette et Gas­para Sampa », « Arrê­tez d’applaudir avec vos cuisses » — Liliane Girau­don fait cla­quer la langue, la casse. Elle la recoud en points plus vio­lents afin d’aciduler l’émotion du lec­teur et brouiller ses grilles d’interprétation. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Poésie