Ingrid Baudine, Ingrid Baudine

Premier jar­din du monde

Ingrid Bau­dine, artiste des plus dis­crètes, crée une œuvre “blanche” où se déve­loppent un bes­tiaire et une végé­ta­tion empreints de mys­tères. Manière à la fois de sor­tir de l’anthropomorphisme et de signa­ler à l’homme sa perte. Le tout avec une grâce qui évite autant le tra­vail du deuil que celui de la mélan­co­lie. Il per­met de recon­naître ce qui a été perdu mais où quelque chose remonte et qui hante pour tatouer un cer­tain vide de l’être tel qu’il est. Ce qui “s’absente” ou se cache sou­dain croît, germe et per­met de mettre — à défaut de noms — des images sur ce qui nous boit, nous suce ou nous crache. Conti­nue rea­ding

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John Katzenbach, Le loup

Qui a peur du Grand Méchant Loup ?

Il était une fois un tueur en série qui vou­lait se faire appe­ler Grand Méchant Loup par les trois vic­times qu’il avait choi­sies. Trois Cha­pe­ron Rouge, qui n’avaient en com­mun que leur che­ve­lure et qui leur devait leur sur­nom de Rousse un, Rousse deux, et Rousse trois. Trois femmes d’origines sociales et d’âges dif­fé­rents, aux vécus dif­fé­rents et qui sont cepen­dant toutes un peu per­dues dans le grand bois de la Vie. Grand Méchant Loup les a obser­vées pen­dant des mois et les a pré­ve­nues par cour­rier qu’il était sur le point d’attaquer, semant la panique auprès de chaque Rousse, sans défense. Mais sont-elles vrai­ment sans défense ? Le Loup, qui ne craint aucun chas­seur, pour­rait bien être sur­pris par les res­sources cachées de ses trois Rousses… Conti­nue rea­ding

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Pol Bury, Abstraction in action (exposition)

Le magis­ter par­ti­cu­lier de Pol Bury

Réduire l’œuvre de Bury (1922–2005) à ses fon­taines (même si elles sont sublimes) revien­drait à se conten­ter de ne conser­ver que la par­tie émer­gée d’un ice­berg plein de fée­ries drôles et gla­cées dans les­quelles l’artiste n’a cessé d’interroger tous les types de volumes. Influencé par Yves Tan­guy et Magritte, il pré­sente pour la pre­mière fois sa pein­ture à l’Exposition inter­na­tio­nale du Sur­réa­lisme en 1945 à Bruxelles. Il se rap­proche du mou­ve­ment Cobra, séduit par les prises de posi­tion déli­bé­ré­ment non confor­mistes et l’attitude expé­ri­men­tale du groupe. Tou­te­fois, plus soli­taire qu’homme d’école, il s’engage vers son abs­trac­tion aussi géo­mé­trique que para­doxa­le­ment figu­ra­tive. Conti­nue rea­ding

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Benjamin Péret, La Légende des minutes

Benja­min Péret le pyromane

Benja­min Péret reste - plus que Bre­ton lui-même -  le grand poète de la pre­mière géné­ra­tion des sur­réa­listes. Dis­cret plus que tout autre, il démontre dans ses dédi­caces qu’il reste tou­jours plus indigne qu’indigné – ce qui est sans doute mal porté aujourd’hui  – et qu’il pos­sède quand il le faut un humour de bûche­ron : à savoir, de der­rière les fagots. Défen­seur d’une cer­taine esthé­tique fores­tière pour laquelle là où il n’y pas de mélèzes il n’y a pas de plai­sir, il reste un paran­gon de vertu sur­réa­liste. Conti­nue rea­ding

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Denis Lapière & Mathieu Reynès, La Peur géante — t. 2 : “L’Ennemi des profondeurs”

Et si l’eau sur Terre…

Stefan Wul, l’auteur du roman éponyme qui sert de base au pré­sent scé­na­rio, ima­gine, dès 1957, une intrigue basée sur la raré­fac­tion de la matière orga­nique abso­lu­ment indis­pen­sable à la vie. Il conçoit cette pénu­rie avec des don­nées scien­ti­fiques d’une grande per­ti­nence, conju­guant ce sujet avec une inva­sion de créa­tures qui menacent les humains, mul­ti­pliant ainsi les dan­gers pour l’humanité. Conti­nue rea­ding

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