Théodore Mann, Période verte — 2016 (exposition)

Se mettre au vert : Théo­dora Mann

Pour Théo­dore Mann, le vert n’est pas une simple cou­leur ou une sym­bo­lique. Il trouve chez lui le poids de l’être. Il est donc  bien plus qu’une sur­face de recou­vre­ment. Le jeune peintre plonge dedans, il devient plus que son che­min : sa peau, son inter-face ou sa face interne sou­dain retour­née. Bref, tout passe à tra­vers. Et sans la peur de s’y noyer. Mann y dis­pa­raît au plus pro­fond d’un trou et par effet de pans pour en faire émer­ger d’étranges reliefs lumi­neux mais opaques. Le reste n’existe plus — seul compte le geste. Et la matière. Conti­nue rea­ding

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Dominique Gilbert, Une ombre au tableau

L’image qui revient

Tout fonc­tionne sur le mode de la varia­tion là où la matière lan­ga­gière se pul­vé­rise à tra­vers les éclats d’un miroir qui tra­verse les temps . Chaque image n’est donc que ce qu’en disait déjà Dide­rot lorsqu’il écri­vait :“dans mon ima­gi­na­tion, elle n’est qu’une ombre pas­sa­gère”. Mais cette ombre pos­sède chez Gil­bert la capa­cité à deve­nir l’inquiétante zone du vivant là où pour­tant le vivant dis­pa­raît puis revient jusqu’à deve­nir matière de lan­gage — rien de moins, rien de plus. Conti­nue rea­ding

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Laurent Grison, L’homme élémentaire

Vani­tas vani­ta­tis

On se sou­vient de la fameuse phrase de Win­nie dans Oh les beaux jours de Beckett : “Assez les images”. Cette injonc­tion, Laurent Grsion la pour­suit, tou­jours en fidé­lité à l’auteur par un « assez les mots ». Il fait fondre la langue, « pas en avant / pas en arrière / pas davan­tage / (pas d’aventure). On est loin donc du « pas au delà » de l’écriture cher à Blan­chot dans ce retour  au fon­da­men­tal plus qu’aux fon­da­men­taux. Conti­nue rea­ding

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Denis Bajram, Universal War Two — t.3 : “L’exode”

Encore la guerre, mais quelle guerre !

Denis Baj­ram, avec cet album, se situe à la moi­tié de son récit, cette épopée qu’il a conçue et orches­trée sur trois cycles de six albums. Les six pre­miers ont raconté une guerre uni­ver­selle qui a amené à la quasi éradi­ca­tion de l’espèce humaine de l’univers. La figure cen­trale en était Kalish, un mathé­ma­ti­cien de génie qui a su pré­ser­ver une souche humaine en créant Canaan. Ce nom n’est pas choisi au hasard, : en effet, dans la Bible, Canaan désigne une par­tie de la Pales­tine avant l’époque romaine. D’ailleurs l’auteur s’inspire beau­coup de conte­nus bibliques qu’il trans­pose dans un futur, dans un espace les met­tant à la dimen­sion de celui-ci. Conti­nue rea­ding

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Le Conte d’hiver (William Shakespeare / Philippe Car)

Quand la jalou­sie se fait festive

Les comé­diens se maquillent dans des loges amé­na­gées dans le hall du théâtre. Ils en sortent en musique : cela com­mence comme une sara­bande, qui per­met aux per­son­nages d’inviter les spec­ta­teurs à les rejoindre à la fête que donne la reine en l’honneur du pres­ti­gieux invité royal. Le roi, seul, en prend ombrage ; c’est sa jalou­sie infon­dée qui consti­tue l’argument prin­ci­pal de la pièce. Conti­nue rea­ding

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