François Xavier, L’Irréparable

Amour tou­jours

Le temps passe si bien que tout doit dis­pa­raître. Cela n’empêche pas l’espoir et un roman­tisme mini­mal. Tout l’art de Xavier entre dans cette qua­dra­ture de “cercles concen­triques à doubles centres”. Chaque être y demeure pri­son­nier de ses décon­ve­nues. Il a pleuré et déchanté mais il a aussi aimé et chanté. A l’abri de l’amour — tou­jours pro­vi­soire mais tout compte fait, c’est son prix — il espère encore un sur­sis au sein de la déses­pé­rance du monde et de l’histoire. Conti­nue rea­ding

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De la pornographie — coffret

Lit-sens inter­dit : ana­to­mie des images & ana­grammes du corps

La fas­ci­na­tion comme l’horreur pour la por­no­gra­phie relèvent d’une approche un peu simple et car­rée de la vie, de l’art pour de la lit­té­ra­ture. Ce cof­fret remet les idées en place à tra­vers les œuvres d’Hans Bell­mer, Unica Zurn, Ver­laine, Louÿs, Bataille et Moli­nier. Le corps s’y recons­truit dans des lan­gages ana­gram­ma­tiques. Les­quels prouvent com­bien il est dif­fi­cile d’approcher la sexua­lité et la vie. Conti­nue rea­ding

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Celle qui a renoncé à la paresse : entretien avec Pascale Favre

Loin de tout roman­tisme, le tra­vail de mémoire de Pas­cale Favre exploite à des­sein le des­sin pour com­plé­ter les trous d’oubli du lan­gage écrit qu’au besoin elle scé­na­rise. Il y a donc là tout un jeu de « mémoires de mémoires » où — astuce majeure — la voix de l’auteure reste « sourde », faus­se­ment naïve car jamais dupe du « caché». L’oubli rentre dans un jeu autant de pré­ser­va­tion que de mise à dis­tance non seule­ment du passé mais du bel aujourd’hui. Dans ces dif­fé­rentes trames, textes et des­sins naviguent entre bio­gra­phie et fic­tion et deviennent des prin­cipes de varia­tion qui mettent en évidence ce qu’il en est de l’humain en l’ouvrant sur la ques­tion de la perte (de mémoire, de lieu, de genre) au moment où le réel lui-même est traité comme un décou­page, un démem­bre­ment. L’artiste et auteure cir­cons­crit des “ visibles ” per­dus ou enfouis qu’elle « fic­tionne » par­fois. De la sorte, elle pré­cise par ten­ta­tives suc­ces­sives que la nuit est dans le jour, que le jour est dans la nuit.

Entre­tien :

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
Le réveil en hiver, la lueur du jour en été et les pro­jets à venir tout au long de l’année.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Je trotte sans mon­ture dans le domaine artis­tique. Conti­nue rea­ding

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Hicham Lasri, C’est eux les chiens

Une vraie merveille

Si vous avez man­qué de voir sur grand écran C’est eux les chiens d’Hicham Lasri, précipitez-vous sur le DVD, sans vous lais­ser rebu­ter par le slo­gan mal­venu dont il est affu­blé (“Un road-movie punk au cœur du Prin­temps arabe“) : ce film n’a de punk que le fond sonore du géné­rique de fin, il n’est pas plus assi­mi­lable à un genre défraî­chi que Pro­fes­sion : repor­ter d’Antonioni, et le Prin­temps arabe n’y sert que de pré­texte à un récit dont la por­tée (uni­ver­selle) témoigne du talent pro­di­gieux de son auteur. Conti­nue rea­ding

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Emanuelle Urien & Manu Causse, Du temps de cerveau disponible

Fils de pub

 L’ori­gine du titre ren­voie à une for­mule  de Patrick Le Lay (alors PDG de TF1) ayant sou­levé un tollé  en 2004 lorsque,  inter­rogé parmi d’autres patrons dans l’ouvrage  Les diri­geants face au chan­ge­ment (Edi­tions du Hui­tième jour), il affir­mait :” Il y a beau­coup de façons de par­ler de la télé­vi­sion. Mais dans une pers­pec­tive ”busi­ness”, soyons réa­liste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son pro­duit (…). Or pour qu’un mes­sage publi­ci­taire soit perçu, il faut que le cer­veau du télé­spec­ta­teur soit dis­po­nible. Nos émis­sions ont pour voca­tion de le rendre dis­po­nible : c’est-à-dire de le diver­tir, de le détendre pour le pré­pa­rer entre deux mes­sages. Ce que nous ven­dons à Coca-Cola, c’est du temps de cer­veau humain dis­po­nible (…). Conti­nue rea­ding

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