Petites folies de Vénus : entretien avec Dorothée Wycart

La pho­to­gra­phie est pour Doro­thée Wycart le moyen de tou­cher le fond de la poé­sie par effet sur­face. Les corps fémi­nins sont plon­gés au milieu des éléments aqua­tiques, miné­raux, végé­taux pour sug­gé­rer une éner­gie vitale et une forme d’extase. La ques­tion majeure reste : “qu’est-ce qu’une image ouvre ?”. L’œuvre répond par des che­mins phy­siques qui sont d’une cer­taine manière méta­phy­siques. La vie y bat son plein au sein des méta­mor­phoses que l’artiste mul­ti­plie en fidèle héri­tière des maîtres du Haïku comme d’Eugène Leroy. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Entretiens, Erotisme

Linwood Barclay, La fille dans le rétroviseur

Une pas­sa­gère à haut risque

Cal Wea­ver, détec­tive privé de son état, est sur la route de la mai­son. Il tombe des cordes, quand il aper­çoit une ado­les­cente qui fait du stop à la sor­tie d’un bar peu recom­man­dable. Il hésite tout d’abord à lui appor­ter son aide, mais il recon­naît Claire San­ders, la fille du maire de sa ville, et quand cette der­nière lui rap­pelle qu’elle connais­sait Scott, son fils récem­ment décédé, Cal finit par la faire mon­ter dans sa voi­ture.
Quelques kilo­mètres plus loin, Claire se sent mal et lui demande de l’arrêter dans un bar, et de l’attendre. Or dix minutes plus tard, une autre jeune fille apprê­tée plus ou moins comme Claire, remonte en voi­ture et s’installe à ses côtés. Très vite, Cal s’en aper­çoit, mais il est déjà trop tard. Un piège vient de se refer­mer sur cet homme meur­tri, et il va lui fal­loir toute sa patience et son ingé­nio­sité pour éviter de voir sa vie détruite par un autre drame ! Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Pôle noir / Thriller

Céline Guichard, Mauvais graines II (exposition)

Les pestes de Céline Guichard

Les des­sins de Céline Gui­chard n’excluent jamais la peur mais recèlent une beauté et une drô­le­rie corus­cantes. Les­quelles pro­voquent par­fois même, en leurs frag­ments, une fas­ci­na­tion, une panique et une dévo­tion. L’être peut s’engager au dedans car elles sont des par­ties de lui-même. C’est pour­quoi l’humain se « découvre » d’une autre façon. Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com

Erik Larson, Lusitania 1915 — La dernière traversée

Une tra­gé­die contée comme un thriller

Le ven­dredi 30 avril 1915, l’Unterseeboot-20 appa­reille du port d’Emden, sur la côte nord-ouest de l’Allemagne. Il a pour mis­sion d’attaquer les navires au large de Liver­pool, entre l’Angleterre et l’Irlande pour contrer une éven­tuelle inva­sion de l’Allemagne par les Bri­tan­niques depuis la mer du Nord. Il est sous les ordres de Wal­ther Schwie­ger, trente-deux ans, un des capi­taines les plus expé­ri­men­tés de la marine allemande. Ce même jour, à New York, le capi­taine William Tho­mas Tur­ner apprête son navire, le Lusi­ta­nia, sur­nommé “Le Lévrier des mers”, pour un départ le len­de­main à dix heures. Ce départ sera retardé pour accueillir de nou­veaux pas­sa­gers et pour lais­ser des­cendre la nièce du capi­taine qui s’était trou­vée blo­quée sur le paque­bot.
Parce que le nombre des pas­sa­gers n’est plus ce qu’il était en cette période de guerre, la Cunard, la société pro­prié­taire du bateau, veut faire des économies. Sur le Lusi­ta­nia, une chau­dière est arrê­tée et le Lévrier met une jour­née de plus pour faire la traversée. Le 7 mai 1915, peu après 14 heures, une tor­pille lan­cée depuis l’U-20 touche le paque­bot où se trouvent 1962 pas­sa­gers et membres d’équipage. En moins de vingt minutes, le navire coule dans une eau à douze degrés, fai­sant 1198 morts et dis­pa­rus.
Entre­temps, que s’est-il passé pour arri­ver à ce drame ?

Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Chapeau bas, Essais / Documents / Biographies

Walter Benjamin, Paris capitale du XIXème siècle

Paris n’est plus ici

Walter Ben­ja­min a prouvé com­ment le cœur de la ville change, non avec « le cœur des mor­tels » (Bau­de­laire), mais avec leurs condi­tions écono­miques.
L’auteur fait d’ailleurs appel au poète des Fleurs du Mal :
« Pour la pre­mière fois chez Bau­de­laire, Paris devient objet de poé­sie lyrique. Cette poé­sie locale est à l’encontre de toute poé­sie de ter­roir. Le regard que le génie allé­go­rique plonge dans la ville tra­hit bien plu­tôt le sen­ti­ment d’une pro­fonde alié­na­tion ». Conti­nue rea­ding

Leave a Comment

Filed under Essais / Documents / Biographies