Bohumil Kaspa, Du riquiqui dans les mictions

Bohu­mil Kaspa : fuites en immixtions

Etres libres : voici un livre fait pour vous : il est à pis­ser de rire et est le fruit vert et salace d’un auteur qui n’existe pas : sinon en tant que nègre (blanc) de ses quatre tra­duc­teurs : Domi­nique Antin, Chris­toph Bru­neel, Jacky Legge, Anne Letoré. Le roman semble fait de bric et de broc puisqu’il mixe des­sins, décors, chan­sons, dia­logues, per­son­nages hauts en cou­leur et en appé­tits libi­di­naux, érotismes rocam­bo­lesques, essais sur l’art et l’amour, théâ­tra­li­sa­tions et Grand-guignol. Il sent fort le sexe et la mort subite (enten­dez bien sûr la bière du même nom) : les deux s’essuient avec le papier de cor­net à frites. Conti­nue rea­ding

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Harlan Coben, Tu me manques

Une méca­nique (trop ?) bien huilée

On ne compte plus les « nou­veaux » Har­lan Coben. Si ce n’est chaque année, du moins ses adeptes ont-ils droit à un opus régu­liè­re­ment. Et comme pour tous les auteurs égale­ment pro­li­fiques, comme pour les réa­li­sa­teurs atten­dus, l’on constate qu’il y a les bons et les moins bons crus. Tu me manques, la récolte 2015 du moins dans sa tra­duc­tion fran­çaise, se situe plu­tôt dans le haut du pal­ma­rès. Conti­nue rea­ding

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Olivier Peru & Pierre-Denis Goux, Les Maîtres Inquisiteurs t.1 : “Obeyron”

Faire régner la jus­tice n’est pas sans dangers !

Après Elfes, les Éditions Soleil pro­posent, avec Les Maîtres inqui­si­teurs, une nou­velle série d’Heroic fan­tasy en six albums. Chaque album déroule une enquête menée par un duo de pro­ta­go­nistes com­posé d’un inqui­si­teur et d’un Elfe. Le der­nier épisode réunira les dix enquê­teurs pour démas­quer l’ennemi com­mun à tous. Conti­nue rea­ding

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Celle qui a renoncé à ne pas être elle-même : entretien avec l’artiste Marion-Tivital

Marion Tivi­tal mène l’hyperréaliste vers une forme de fic­tion du réel. Silos de grains et usines construisent un monde paral­lèle dans la mani­fes­ta­tion même du visible. Le tout entre poé­sie et frus­tra­tion. L’artiste crée des phos­pho­res­cences mys­té­rieuses et pâles sur les « ruines » du réel où se redes­sine une archi­tec­ture indus­trielle qui de fait reste dans sa gran­deur une modi­fi­ca­tion super­fi­cielle qui ne sert qu’à rehaus­ser le pay­sage décen­tra­lisé, sub­ur­bain voire cam­pa­gnard.
Marion Tivi­tal invente des pers­pec­tives inédites. Elles évitent à la fois l’enthousiasme ou le catas­tro­phisme. Le jeu de la proxi­mité et de la dis­tance est donc com­plexe. Il crée une dimen­sion accrue et modi­fie la per­cep­tion du réel. Le pay­sage est donc opti­misé pour le pire ou le meilleur par des « chancres » aussi poé­tiques que critiques.

Œuvres de Marion Tivi­tal en per­ma­nence aux gale­ries GNG (Paris), Guido Romero Pie­rini (Paris), Pas­cal Polar (Bruxelles), Jack Fischer (San Fran­cisco), Ducas­tel (Avi­gnon), Albane ( Nantes)

Entre­tien :

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
L’envie d’agir …et de prendre mon petit déjeuner !

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Réa­li­sés pour le prin­ci­pal, puisque je rêvais d’être peintre, ce que je suis deve­nue mal­gré une tra­jec­toire indi­recte. Conti­nue rea­ding

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Marc-Antoine Fehr, « Point de fuite »

Effa­ce­ments

Il existe dans l’œuvre de Fehr non seule­ment un point de fuite mais des temps d’arrête. Ils pré­sagent une lente des­cente qui rend si poi­gnantes les scènes finales (et leur silence sans fond). Le monde demeure à l’état brut, incom­pré­hen­sible. Il est des­tiné à se pour­suivre mais on n’en sait pas plus. Chaque nar­ra­tion est sus­pen­due. On vou­drait croire comme l’affirme Georges Titus-Carmel qu “un corps, en vertu de sa voix et de son image, tend à son lieu propre”. Mais ce corps lui-même devient un non-lieu. Des per­son­nages s’engloutissent lorsque, pour finir “bée la langue s’engorgeant de tant de vide” (Beckett). Conti­nue rea­ding

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