Anne-France Abillon & Ryuji Taira, Tisser le temps (exposition)

Anne-France Abillon & Ryuji Taira les « filambules »

Anne-France Abillon et Ryuji Taira ne sont pas à la recherche du temps perdu, ils pré­fèrent rete­nir celui qui reste même si on en connaît tou­jours si peu. Les deux artistes l’enferment ou plu­tôt le trament visuel­le­ment afin de lui accor­der une consis­tance. L’artiste et le pho­to­graphe, en leurs œuvres « en répons », lui donnent l’existence d’un souffle mys­té­rieux par effet de méta­phore. Conti­nue rea­ding

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Catherine Dessales, Cyclope

Après

Sous-titré « Le livre de la mort et de la merde », ce livre est un chant macabre, un cri d’amour. Depuis, l’auteure s’est tue comme s’il n’y avait plus rien à dire, à ajou­ter. De ce livre les lec­teurs reçoivent les bour­rasques sur la ter­rasse d’un bar du Déses­poir. Un dés­in­té­rêt vital s’est emparé de l’auteure. Ne res­tent que des larmes. Le corps lui-même, bien en avers de l’âme, ne cherche plus sa source et se voue à l’inconnaissable. Voilà com­ment la vie recule et pour­quoi l’auteure ne bouge pas. Elle ne demande aucune grâce, se dédie à sa souf­france. L’imaginaire ne suit plus son cours. « Love in vain » chan­taient les Rol­ling Stones. Et ensuite, silence dans le silence. La tra­ver­sée des épreuves ne laisse pas indemne. On peut en mou­rir. Aussi. Conti­nue rea­ding

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Michel Bussi, Le Temps est assassin

Un nou­veau tré­sor romanesque !

Michel Bussi adore créer des intrigues qui se déroulent à notre époque mais qui trouvent leur source dans un passé plus ou moins loin­tain, en géné­ral une géné­ra­tion. Il ne déroge pas à cette façon de faire dans le pré­sent roman où il construit un enchaî­ne­ment machia­vé­lique, jouant sur les sen­ti­ments les plus cou­rants qui animent les indi­vi­dus. Conti­nue rea­ding

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Camille Moravia, Le jour où j’ai eu… (exposition)

Fiesta

Pour fêter son anni­ver­saire, Camille Mora­via met son corps en dés­équi­libres. Il est vrai que si elle a jen­core des peurs, « par contre niveau roman­tisme j’ai plus peur de rien / La vie ne tient qu’à un fil /Faut qu’on s’mélange, faut qu’on s’emmêle/  Qu’on s’enroule comme des ficelles ». Ce n’est pas neuf, diront ceux qui connaissent l’oeuvre mais en gué entre deux eaux d’âge l’artiste monte sur le pont d’un bateau ivre où elle offre son port de reine sans que l’ut du rut ne puisse s’enrayer. Il vit en insurgé. Au haut de bras nus — ou ailleurs -, la chair se fait inso­lente. Les femmes sont heu­reuses. L’éloge de la vie se crée dans la moi­teur de leur chair. Et si elles ne pro­mettent rien, elles se donnent toutes avec un air mutin. Conti­nue rea­ding

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Aurore Claverie & Cécile Hug , Le jour s’est tordu la cheville

Eloge du féminin

Aurore Cla­ve­rie est artiste mais aussi écri­vain. Elle écrit juste et fort et affirme la néces­sité de don­ner à l’obscénité une forme rituelle contre la sain­teté de la pudeur.  L’artiste joue à incar­ner une forme par­ti­cu­lière d’extase. L’extrême obs­cé­nité sur­vient comme l’affirmation du fémi­nin de l’être. La femme agit face à l’amant. Le ménage à deux est par­fois incer­tain mais qu’importe.  Chaque fois les mots  tombent d’un côté et les images de l’autre. Au milieu : un gué.   Conti­nue rea­ding

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