Appollo & Hervé Tanquerelle, Les Voleurs de Carthage — t. 2 : La Nuit de Baal Moloch

Le plus grand casse de l’Antiquité ?

Carthage, ville mythique s’il en est, a fait trop d’ombre à Rome, une situa­tion qui ne plaît pas du tout aux maîtres de la Ville Éter­nelle. Car­thage doit être prise, détruite, rasée. C’est dans ce cadre qu’Appollo place son scé­na­rio, un récit très humo­ris­tique appuyé sur deux magni­fiques losers. Conti­nue rea­ding

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Filed under Bande dessinée

La Mission (Heiner Müller/Michael Thalheimer)

Le texte reste lui-même dis­tant à l’égard des sujets qu’il traite

Une forme se meut len­te­ment : il s’agit d’une rota­tion, celle d’un monu­men­tal rouage à quatre branches, qui finit par lais­ser appa­raître un per­son­nage grimé, sali, aviné comme un clodo. L’argument est connu ; il est énoncé par l’ivrogne : alors qu’outre-mer on répand la bonne parole, les chan­ge­ments de pou­voir inter­ve­nus en France la rendent obso­lète. Napo­léon a pris en main les affaires de l’Empire et réta­bli l’esclavage : les mis­sion­naires de la liberté, char­gés de pro­vo­quer le sou­lè­ve­ment des peuples asser­vis, sont donc dépos­sé­dés du prin­cipe de leur fonc­tion. Le décor reste sombre, presque noir ; l’inexorable cré­ne­lage pour­suit sa rota­tion lente en ne s’arrêtant que par inter­mit­tence au cours de la repré­sen­ta­tion. Le texte se pro­pose d’explorer les ten­sions inhé­rentes à l’entreprise fran­çaise dans son ambiguité.

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Filed under Théâtre

Les anonymes, Ủn pienghjite micca (ne pleurez pas)

 Lutte de consciences

Le soir du 6 février 1998, à 21 h 05, le pré­fet Claude Érignac est assas­siné à bout por­tant de trois balles dans la tête dans une petite rue d’Ajaccio. L’action meur­trière est reven­di­quée par un groupe inconnu, qui ne porte aucun nom, aucun sigle : « les ano­nymes » nom donné par la police. L’enquête, longue, minu­tieuse, com­plexe per­met d’identifier un groupe de sus­pects. Le 21 mai 1999, aux aurores, 7 per­sonnes sont arrê­tées dans la région d’Ajaccio et de Car­gèse par les forces de police : des pères de famille, des épouses. Des petites vies fami­liales et conju­gales en appa­rence tran­quilles sont bous­cu­lées, les enfants cho­qués, téta­ni­sés par la bru­ta­lité froide d’une sépa­ra­tion qui ne s’explique pas. Les parents embar­qués dans un avion vers Paris. Le face à face peut com­men­cer. 96 heures de garde à vue. Conti­nue rea­ding

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Filed under DVD / Cinéma

Arni Thorarinsson, L’Ombre des chats

Quand les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être…

L’auteur de romans poli­ciers, plus que tout autre, a un regard porté sur le monde qui l’entoure. À tra­vers ses intrigues, il décrit les maux dont souffre une société, les situa­tions de crise, reflets da la réa­lité. Arni Tho­ra­rins­son fait, ainsi, décou­vrir celles de l’Islande d’une superbe façon. Conti­nue rea­ding

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Filed under Pôle noir / Thriller

Jeanne susplugas, Bases de données littéraires

Le des­sin et ses masques

Cédant dans son délire à la ten­ta­tion de la réa­lité, Jeanne Sus­plu­gas hante ses images de mots et ses mots d’images même si celles-ci gardent la tran­quillité des sta­tues — mais pas for­cé­ment celle de la Liberté – et pro­duisent l’intensité de fêtes païennes et de leur délire. Pour­sui­vant dans ce livre sa série de des­sins inti­tu­lés « Contai­ners » enta­mée en 2007, elle aligne des fla­cons de phar­ma­cie dont les noms sont rem­pla­cés par des seg­ments phras­tiques issus de ses lec­tures (Des­pentes, Ell­roy, Beig­be­der, Dar­rieus­secq, etc.). Conti­nue rea­ding

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Filed under Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Chapeau bas, Erotisme, Romans