Anne Brérot, Paysages et personnages (expositions)

Silhouettes et pay­sages d’Anne Brérot

Anne Bré­rot sait ouvrir les pay­sages afin d’entrer dans un espace que l’image ne com­blera jamais. De même, chaque sil­houette est aussi ras­sem­blée que rom­pue en des zones qui, d’ordinaire, ne se laissent pas atteindre et que la plas­ti­cienne atteint. A tra­vers son oeuvre sur­git la chute infi­nie du corps et sa remon­tée. L’ombre humaine longe la lumière. Mais s’éprouve une force face à la chien­ne­rie de la vie, à la folie des jours. En ces immenses fée­ries déser­tiques (qui n’ont rien de gla­cées puisque le rouge sombre domine sou­vent) demeure un levier d’espérance et le trou­blant lais­ser être au monde. Conti­nue rea­ding

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Pascal Bontitzer, Tout de suite, maintenant

“L’étalingure”

Il est tou­jours frap­pant de consta­ter com­bien les théo­ri­ciens du cinéma, lorsqu’ils passent à la réa­li­sa­tion, créent un écart entre spé­cu­la­tions phi­lo­so­phiques et leur concré­ti­sa­tion. Celui qui dans les années de gla­cia­tion des Cahiers du Cinéma fut aux manettes mais qui, sorti du maoïsme, défen­dit Nagisa Oshima, Fede­rico Fel­lini, Alfred Hit­ch­cock, Jean Eus­tache, Mar­gue­rite Duras ou encore Mar­tin Scor­sese se rap­proche dans son œuvre d’un Lubitsch en plus sérieux. Et devient même un Woody Allen euro­péen. Conti­nue rea­ding

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Je suis Fassbinder (Falk Richter / Stanislas Nordey)

Une réflexion aiguë sur les dis­sen­sions de notre société 

Un dia­logue viru­lent sur le devoir d’accueil ou la néces­sité de reje­ter les réfu­giés en Alle­magne s’engage entre deux acteurs qui se jouent de leur iden­tité : Fass­bin­der et un com­parse, Sta­nis­las Nor­dey et Laurent Sau­vage. Les décla­ra­tions toni­truantes, les exas­pé­ra­tions et les pro­cla­ma­tions un rien gran­di­lo­quentes rap­pellent des pas­sages des films de Fass­bin­der. Les inter­ro­ga­tions récur­rentes sur les socié­tés contem­po­raines sont entre­cou­pées de décla­ra­tions d’Europe, expri­mant sim­ple­ment sa diver­sité, son ambi­va­lence, ses fra­gi­li­tés. Le pro­pos paraît déli­bé­ré­ment déstruc­turé : il semble trans­crire un ques­tion­ne­ment dans son urgence, son aspect inac­com­pli. Conti­nue rea­ding

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Philippe Boutibonnes, Ce qui…

Sens et non-sens

Evoquer le “ce qui” n’est en rien impli­cite. Cela implique non une logor­rhée mais d’autres cou­rants sur­gis des octets des petites mains de l’espace céré­bral et ses neu­ro­sti­mu­la­tions. Le chaos, qui prend depuis des siècles la forme d’un rec­tangle livresque, reste insuf­fi­sant car ses for­mules le sont elles-mêmes. Conti­nue rea­ding

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Hannibal Volkoff, Nous naissons de partout

La dif­fi­cile fureur du vivre

Hanni­bal Vol­koff pro­pose une éroti­sa­tion du corps ado­les­cent ou plu­tôt adu­les­cent plongé dans son jus cultu­rel (le plus sou­vent bor­der line). Tirés de ses repor­tages au sein de com­mu­nau­tés liber­taires, l’artiste est au dia­pa­son de ses modèles. « Fruits » de la période de crise que nous vivons, ces per­son­nages per­mettent la créa­tion des por­traits intimes et sociaux. L’insouciance, la fête, le sexe ne sont que des para­vents, des écrans d’une fureur de vivre for­cé­ment lar­vée. Conti­nue rea­ding

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