Une princesse à Barbès : entretien avec Apolonia Sokol

Lima­gi­naire d’Apolonia Sokol embrasse le monde sans suivre de modèles et avec beau­coup de déchi­re­ments mais peu d’hésitations. Fré­mis­se­ments, per­di­tions, forces, humour, monde sour­de­ment inter­lope sont par­fois entre­mê­lés. Il existe autant d’indices ter­restres que ce qui leur échappe : ils font de l’artiste tout sauf une femme sous influence. Elle reste com­plexe, habi­tée par le dépas­se­ment de son tra­vail et la révé­la­tion de l’échange dans l’ignorance : car elle sait impos­sible la ren­contre de soi dans l’autre, de l’autre dans soi, de l’autre soi si ce n’est par la créa­tion artis­tique qui devance nombre de ques­tions. Conti­nue rea­ding

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Celine Guichard, Expo solo

Céline Gui­chard : les huns et les autres

Céline Gui­chard pour­suit ses figu­ra­tions intem­pes­tives : la détresse de l’être y est maquillée dans des images où la frayeur jouxte la drô­le­rie. Pour autant, l’artiste ne cherche pas l’outrance, l’excès : juste le trou dans la cui­rasse, la figure sous le masque social. Conti­nue rea­ding

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Glenn Baxter, Shadoks ! (exposition)

Les uto­pies activistes

Glenn Bex­ter aime des­si­ner afin de racon­ter, cui­si­ner, lire, faire dérailler le monde à sa propre main. Il adore la cigale de La Fon­taine et trouve injuste qu’elle soit fata­le­ment punie pour avoir chanté et dansé tout l’été. C’est pour­quoi, sous cou­vert de réa­lité, il fait muter le réel avec un ins­tinct de sur­vie uto­pique et de fable iro­nique. Le des­sin devient l’acte de com­men­ter libre­ment le monde, de réduire les grandes choses en petites. Conti­nue rea­ding

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La jeune fille à la perruche : entretien avec l’artiste suédoise Agneta Sofiadotter

Agneta Sofia­dot­ter met le feu au des­sin par effet de froi­deur. Des­si­nant sou­vent sur plexi­glas et indui­sant ses traits de plages claires — qui ne peuvent « boire » les contours mais au contraire les sou­li­gner -, l’artiste invente au besoin une pilo­sité ani­male pour les ours qui tentent de séduire ses « pou­pées ». L’artiste trans­forme formes, cel­lu­lite, rides, poils et sexe. Dès lors, elle dis­so­cie l’image du sexe fonc­tion du sexe organe. Conti­nue rea­ding

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Fernando Pessoa, Ode Maritime

Pessoa ne montre pas les « façades » mari­time mais ce qu’il y a derrière

En signant Alvaro de Cam­pos (un de ses « hété­ro­nymes »), Fer­nando Pes­soa, crée son texte poé­tique majeur : l’ Ode Mari­time. L’œuvre est repu­bliée dans une nou­velle tra­duc­tion de Nico­las Pesle. S’y retrouve le désir d’écart et de contem­pla­tion du poète : « Seul, sur le quai désert, en ce matin d’été,/ Je regarde du côté de la barre, je regarde l’Indéfini ». Face à un bateau qui accoste il « s’éveille la vie mari­time ». Et le poète d’ajouter : « mon âme est avec ce que je vois le moins, / Avec le paque­bot qui entre, / Parce qu’il est avec la Dis­tance, avec le Matin, / Avec le sens mari­time de cette Heure, / Avec la dou­ceur dou­lou­reuse qui monte en moi comme une nau­sée, / Comme un début de mal de mer, mais dans l’esprit ». S’écrit non pas « un » poème mais celui qui tra­verse et dépasse l’homme troué en un noyau de trans­poé­sie incon­nue. Car il faut à l’homme troué qui ne nie pas le monde une autre connais­sance que celle de la science. Conti­nue rea­ding

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