Florence Grivel & Julien Burri, Ice & Cream

Petites et grosses rêveuses

Julien Burri et Flo­rence Gri­vel pro­posent une gram­maire sans règles par les gâte­ries qu’ils mettent en scène. Qu’importe si le sucre nous gan­grène. Il crée de fait le trop de ventre et de fesses. Mais il suf­fit de zap­per sur l’après pour suc­com­ber à l’avalanche de crème gla­cée d’autant que les deux créa­teurs nous rap­pellent de ne plus avoir peur de mou­rir par ce qui fait du bien. Certes, Burri reste lucide et met en évidence l’ambiguïté des crèmes gla­cées : « Ce sont des pétards, des bombes puantes, des cor­nets sur­prises, des arcs-en-ciel et des aurores boréales ». Conti­nue rea­ding

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Paul-Otto Schmidt, Sur la scène internationale avec Hitler

Un témoi­gnage de pre­mière main !

L’inter­prète d’un homme poli­tique par­ti­cipe, au plus près, à toutes les ques­tions trai­tées et aux déci­sions prises. C’est donc un maillon impor­tant dans la connais­sance de l’Histoire. Aussi, quand il s’agit de celui qui accom­pa­gna Hit­ler pen­dant des années, ces sou­ve­nirs sont par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sants. Conti­nue rea­ding

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Pierre Desproges, Encore des nouilles – chroniques culinaires

Encore du Desproges !

Encore des nouilles  fut à l’origine le titre d’une chro­nique éphé­mère (elle dura un an, contre vents et marées) que Pierre Des­proges com­mit dans le très sérieux maga­zine culi­naire “Cui­sine et vins de France”. Outre une pré­face éclai­rante sur les cir­cons­tances de cette ren­contre que l’on pour­rait croire, à tort, contre-nature écrite par Eli­sa­beth de Meur­ville, le recueil est agré­menté d’illustrations des grands des­si­na­teurs de Cha­rale Hebdo – Cathe­rine, Charb, Tignous, Wolinski, Luz, Cabu et Riss – où l’humoriste sévit à ses heures dans une chro­nique inti­tu­lée « Les étran­gers sont nuls ». Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? pour­ront s’interroger cer­tains. Conti­nue rea­ding

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Klara Ianova et les femmes-seuils : entretien avec l’artiste

Pour Klara Ianova, peindre est une façon de s’adresser à l’envers du monde, à ses par­ties cachées, à ce que l’on n’ose pas dire ou mon­trer. Chez l’artiste, pas de lyrisme : des femmes d’allure banale mais déci­dée imposent un arrêt, un ver­tige. D’une manière fron­tale s’instruit une confron­ta­tion où la fémi­nité, dans son humi­lité ou sa colère, ne perd jamais de sa superbe loin des effu­sions sen­ti­men­tales.
Un tel « échange » — voire défi — pré­ci­pite dans un gouffre de pen­sées, un sen­ti­ment d’inquiétude qui par­fois tourne au rire (jaune). Les égéries de Klara Ianova offrent le plus superbe démenti à toutes les oies blanches, et à la Vierge Folle de Rim­baud, la plai­gnante vivant au dépend de l’amour du mâle et qui avoue : « J’étais sûre de ne jamais entrer en son monde(…) Que d’heures des nuits j’ai veillé en cher­chant pour­quoi il vou­lait tant s’évader de la réalité ».

Klara Ianova comme ses doubles ont mieux à accom­plir que faire le lit de tels hommes. Le temps de la naï­veté se ter­mine. La femme n’est plus ersatz, porte-manteaux, trans­pa­rence, hypo­thèse plus ou moins vague. Elle devient seul sujet du visible dans la soli­tude où l’artiste la sai­sit. Celle qui est seule est seuil. Elle s’érige pré­sente de toutes choses. Klara Ianova rap­pelle com­ment la femme passe de l’exil au devenir.

Entre­tien :

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
Mon chat, qui réclame son beurre.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
J’ai eu enfin mon chat. Ma mère ne sup­por­tait pas les ani­maux. Pour­tant, tous les chats aban­don­nés de mon quar­tier étaient emme­nés pério­di­que­ment chez moi, pour essayer que je leur donne à man­ger… Conti­nue rea­ding

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Alex Alice, Le Château des étoiles — tome 1

Et si la conquête de l’espace avait un siècle d’avance ?

En 1868, Claire laisse son mari (et son fils Séra­phin) pour s’élancer, à bord d’un bal­lon, dans le ciel et per­cer le secret de l’éther, une source inépui­sable d’énergie. A treize mille mètres, son bal­lon explose. Seul son livre de bord revient sur Terre. Conti­nue rea­ding

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